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1 - ANNEES 1954 - 1955

Vendredi 14 Août 2009 à 23:27

Publié par nobeline dans LE PARTI COMMUNISTE DANS LA GUERRE D ALGERIE


LE PARTI COMMUNISTE DANS LA GUERRE D'ALGERIE

 

Il y a deux ans, j'avais été révoltée par l'acharnement de ces gens de gauche et particulièrement les communistes, contre tout ce qui pouvait représenter de près ou de loin à un pied noir.

Aujourd'hui, en 2009, nous  n'avons pas avancé d'un pas. Une fois encore nous avons été trahis par un Nième président de la république. Nous sommes persécutés par les communistes. L'église et les intellectuels (... de gauche, pardon !)  sont aussi aveugles que l'étaient leurs aînés, bouchés à l'èmeri, leur univers s'est calqué sur la Révolution d'Octobre. Quant aux médias, c'est leur prose qui avait déclenché ma colère.

Voici ce dossier que je dois compléter avec des documents en ma possession, il commence comme ça :

"Durant tous ces mois de février et mars  2007, les médias nous ont rappelé les dates anniversaire  d’évènements importants s’étant produits en Algérie avant  l’indépendance.

En fond de trame    "LE"    film  de Gilles Perez  , qui ne plait pas à nos détracteurs

            «  Les Pieds Noirs , Histoire d’une blessure »      

.     8  février –  Centre de Recherche Historique   -Anthropologie historique d’un massacre d’Etat « Charonne 8 février 1962 » Nathalie Petiteau .

.  16 février - Lutte Ouvrière Hebdo  -  Exécution de Fernand Iveton – membre du Partic Communiste et poseur de bombes à Alger.

-   23 février – Les Anciens Combattants  - « Polémique autour du massacre d’Oran »

-  19 mars -Certaines  associations (comme la FNACA) et la candidate socialiste Ségolène Royale proposent de rétablir la date du 19 mars pour célébrer la fin de notre guerre.

 .  22 mars -  L’ Humanité  -  « En finir avec la tyrannie des mémoires …. »

Toutes ces dates sont importantes. Nous ne voulons rien occulter . Il est néanmoins regrettable que ces journalistes et autres historiens qui écrivent ne se souviennent que des faits qui ont endeuillé la communauté musulmane ou les militants des partis de gauche.

Colonisation – Immigrés – Terrorisme – Repentance – OAS …."

Ces sujets ne cessent de revenir sur le devant de la scène -  les élections ont bon dos -  pour réaffirmer que seuls les algériens étaient des martyrs. Ils l’ont été aussi , puisqu’ils vivaient cette guerre au quotidien comme nous, mais ils n’ont pas été les seuls !

Dans cette Algérie, alors département Français, un million d’européens vivaient les affres de la guerre avec son lot  de misères. L’insécurité. La peur des terroristes . La peur des gardes mobiles. La peur tout simplement .

Ainsi l’article détonnateur  a été celui de l’Humanité du 22 mars 2007 .

 

 

- Où il est écrit que l’OAS  était le plus grand terroriste d’Algérie et porte la plus grande responsabilité sur les conséquences de notre exode.

- Où il est fait mention de l’action sociale menée par Germaine Tillion appartenant au Parti Communiste Français dès les premières années de la guerre d’Algérie.

- Où il est dit que le premier assassinat perpétré en Algérie contre un instituteur a été condamné par le FLN ….

 Pour ne pas qualifier ces écrits de mensongers et partisans, nous dirons qu’ils sont inexacts.

 Nous devons, pour en apporter la preuve, faire un  retour en arrière jusqu’en 1954,  le 1er novembre exactement pour situer le rôle de chacune des parties.

 

1954 - 1955


 Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954,  c’est l’insurrection .  Les rebelles tuent des civils européens dans une opération orchestrée qui sera étendue à tous les départements.

Dans Historia Magazine « La Guerre d’Algérie » , le Général Georges SPILLMANN  témoigne :

" En cette belle fin de mois d’octobre 1954 ,on se félicitait du calme régnant en Algérie. "



 

Le  CRUA , Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action, est  identifié par les RG depuis mai 1954. Il est dirigé par Ben M’hidi, Didouche Mourad, Rabah Bitat, Mohamed Boudiaf et Ben Boulaïd auxquels viendra s’ajouter Krim Belkacem.

Ils rédigeront et approuveront « la proclamation historique du 1er novembre » en même temps que la naissance du FLN, et déclencheront ce même jour dans les Aurès, en Kabylie, dans le Constantinois, l’ Algérois et l’Oranie la vague d’attentats simultanés qui devaient créer la psychose et l’insécurité chez les européens.

 « La Nuit de la Toussaint » restera le souvenir le plus douloureux pour tous les Français d’ Algérie.

C’est bien cette nuit-là que Guy Monnerot, instituteur à Ghassira,  fut assassiné à Thighanimine. Sa femme est laissée pour morte sur le bord de la route. Ils ne furent malheureusement pas les seules victimes des fellaghas du FLN , cette nuit-là et jusque après l’indépendance du pays.

Dans son éditorial du même numéro de  Historia Magazine consacré à la Guerre d’Algérie , Jean FONTUGNE  fait une juste analyse de « l’Affaire d’Algérie » qui n’est pas encore la « guerre » mais que l’on appelle « les évènements d’Algérie ».

 

Extrait de l’Echo d’Alger du 7/8 novembre 1954

 

Une semaine plus tard , François Mitterrand, Ministre de l’Intérieur et responsable de l’Algérie déclarait à la radio  :  « l’Algérie c’est la France » .

Pourtant , c’est neuf ans au paravant, lors du défilé du 1er mai,  organisé par le parti  communiste algérien et la CGT à SETIF ,  que les premiers signes de rebellion vont entâcher d’incidents violants et même sanglants le calme algérien.

 

PARIS  - 1ER MAI 1946

 

Après le coup de semonce du 1er novembre 1954  le fossé se creuse entre les tendances. Les communistes veulent l’indépendance immédiatement.

 

Malgré les déclarations de Mitterrand, la fédération des Maires d’Algérie avait invité les parlementaires à ne pas voter la confiance au gouvernement si  les conditions qu’elle réclamait : « la mise hors la loi du parti communiste algérien et châtiment des responsables et fellaghas pris les armes à la main » - n’étaient pas respectées.

François Mitterrand leur répondra le 10 décembre 1954  à l’Assemblée Nationale :


                                                                                                                                
                                                                                                                                                   .../...

 

 
 
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